Les schémas répétitifs : pourquoi je vis toujours les mêmes situations ?
Vous avez l’impression de rejouer inlassablement le même scénario ? Une relation qui tourne toujours mal de la même façon, des conflits professionnels qui se reproduisent, une tendance à vous saboter au moment même où quelque chose de beau se profile… Si vous vous reconnaissez dans ces mots, vous êtes peut-être pris dans un schéma répétitif.
Ces répétitions ne sont pas le fruit du hasard, ni une malédiction. Elles sont des messages. Et comme tout message, elles peuvent être lues, comprises et libérées.
Quels sont les schémas répétitifs les plus courants ?
-Les schémas répétitifs prennent des formes très diverses selon les personnes. Parmi les plus fréquemment rencontrés, on retrouve :
– Le triangle sauveur / bourreau / victime : on passe d’un rôle à l’autre sans jamais trouver de stabilité relationnelle.
– L’emprise : une difficulté à poser des limites, à se dégager d’une relation toxique ou d’une dynamique de dépendance.
– La parentification (ou enfant-parent) : l’enfant qui a endossé le rôle du parent, et qui continue à l’âge adulte de sur-responsabiliser ses relations.
– L’abus, l’exclusion, le rejet : des blessures profondes qui se réactivent à chaque nouvelle relation ou nouvelle situation.
– L’amour inaccessible ou la séparation : attirer des personnes indisponibles, vivre des ruptures à répétition, fuir l’intimité.
– L’autosabotage et le syndrome de l’imposteur : une incapacité à se laisser réussir, à recevoir, à occuper pleinement sa place.
– Le fuyant : partir avant d’être quitté, éviter l’engagement, mettre de la distance dès que ça devient réel.
Ces schémas s’expriment dans tous les domaines de la vie : le couple, les finances, le travail, l’amitié, la sexualité… Et ils ne sont pas séparés. Souvent, un même schéma central se décline dans plusieurs sphères à la fois.
D’où viennent ces répétitions ?
La réponse courte : de partout. Des traumas personnels, des loyautés familiales inconscientes, et des héritages transgénérationnels. Rarement d’une seule source, le plus souvent d’un entrelacement de toutes ces strates.
Une partie de ce que nous vivons ne nous appartient pas entièrement. Nous portons en nous des histoires qui ont traversé les générations avant de nous atteindre : des deuils non faits, des secrets bien gardés, des traumatismes qui n’ont jamais pu être nommés, des loyautés invisibles envers des ancêtres que nous n’avons parfois jamais rencontrés.
Ces héritages s’impriment dans notre manière d’aimer, de travailler, de nous défendre, de nous valoriser ou de nous détruire. Et tant qu’ils ne sont pas conscientisés, ils continuent de guider notre vie depuis l’ombre.
Pour aller plus loin sur ce sujet : Et si mes problèmes venaient de ma lignée ?
Comment la psychogénéalogie identifie-t-elle la source d’un schéma ?
La psychogénéalogie est une approche thérapeutique qui explore les liens entre notre histoire personnelle et celle de nos ancêtres, sur plusieurs générations.
L’un de ses outils centraux est le génésociogramme : une carte vivante de votre arbre familial qui met en lumière bien plus qu’une simple liste de noms et de dates. Il révèle les liens entre les individus, mais aussi les trous, ces ancêtres dont on ne sait presque rien, ces zones d’ombre qui parlent souvent plus fort que les histoires connues.
Le génésociogramme permet d’identifier :
– Les défauts de transmission (ce qui n’a pas été transmis, ou qui l’a été de façon brisée)
– Les secrets et non-dits familiaux
– Les deuils non faits et les pertes non intégrées
– Les traumatismes répétés d’une génération à l’autre
– Les loyautés invisibles qui nous font reproduire inconsciemment le destin de quelqu’un d’autre
C’est un travail d’enquête et de réconciliation. On ne cherche pas à juger les ancêtres, mais à comprendre ce qui s’est passé pour pouvoir, enfin, vivre sa propre vie.
Le rôle des constellations familiales dans la libération
Si la psychogénéalogie permet de voir, les constellations familiales permettent de sentir et de libérer.
C’est un outil d’une puissance rare. Il met en lumière ce qui n’a pas pu être dit, pensé, regardé dans le système familial et crée un espace pour que cela se dépose enfin. En constellation, on ne travaille pas seulement avec la tête : le corps, l’espace, le mouvement, la présence des autres deviennent des révélateurs.
Ce qui était figé peut se mettre en mouvement. Ce qui était tu peut prendre sa juste place. Et quelque chose en vous peut se repositionner différemment dans son système d’appartenance.
Les constellations ne règlent pas une situation en une séance, mais elles ouvrent une porte souvent vers des prises de conscience profondes et durables.
Découvrez comment fonctionne cette approche : Pourquoi faire une constellation familiale ?
Et le chamanisme dans tout ça ?
Le chamanisme aborde les schémas répétitifs sous un angle différent, mais complémentaire. Sa clé de lecture principale : la perte de force.
Lors de situations douloureuses un traumatisme, un abandon, une humiliation, une trahison une partie de notre énergie vitale se dissocie. Elle reste « là-bas », dans ce moment figé, comme si une partie de nous n’avait jamais pu en partir. Le chamanisme appelle ces parties des fragments d’âme.
Ces fragments peuvent aussi avoir été perdus dans des situations traversées par les générations précédentes. Nous héritons alors de leurs « vides », de leurs manques de force dans des domaines précis : l’estime de soi, la sécurité, la capacité à s’affirmer, à s’aimer, à s’autoriser.
Le travail chamanique notamment le voyage chamanique et les rituels de récupération d’âme permet de retrouver ces parties perdues et de les réintégrer. De récupérer des forces laissées en chemin, pour avancer différemment.
Un exemple concret de transformation
Une personne arrive en consultation dans une grande souffrance relationnelle. Dans son couple, elle se trouve dans une position de soumission répétée, incapable de s’affirmer, portant tout, s’effaçant systématiquement.
Au fil du travail psychogénéalogie, constellations familiales, chamanisme des schémas familiaux de soumission transmis sur plusieurs générations deviennent visibles. Des fragments de force perdus dans des expériences difficiles les siennes et celles de ses ancêtres sont peu à peu récupérés : l’estime d’elle-même, la capacité à se détacher, la force de tenir sa propre place.
Elle ne part pas. Elle avance. Elle se reconstruit différemment, dans une relation qui peut désormais évoluer elle aussi, parce qu’elle a changé sa propre manière d’y être.
Ce n’est pas une rupture qui libère. C’est une transformation intérieure.
Par où commencer ?
Si vous sentez que vous êtes pris dans un schéma qui se répète, le premier pas conseillé est simple mais pas toujours facile : regarder ce qui s’est passé dans votre généalogie.
Commencez par vos parents. Puis vos grands-parents. Quelles ont été leurs histoires d’amour ? Leurs pertes ? Leurs silences ? Les situations qu’ils ont traversées sans jamais en parler ?
Il ne s’agit pas de tout savoir. Il s’agit de commencer à regarder avec curiosité, sans jugement ce que votre lignée a porté avant vous. Parce que ce que vous portez aujourd’hui a souvent une histoire bien plus longue que la vôtre.
Et cette histoire peut être libérée.
Envie de comprendre pourquoi certains blocages persistent en amour ? Pourquoi je n’arrive pas à trouver l’amour ?
Vous hésitez entre les différentes approches ? Psychogénéalogie, constellations familiales ou chamanisme : quelle voie choisir ?
Vous sentez que vous vivez toujours les mêmes situations ? Parlons ensemble.
Vous portez peut-être une histoire qui ne vous appartient pas entièrement. Et cette histoire peut se transformer.
Le cabinet La Voie du Soi se situe à Saint-Laurent-Médoc (33112), à environ 45 minutes de Bordeaux, au cœur du Médoc. J’accompagne en psychogénéalogie, constellations familiales et chamanisme des personnes venant de Bordeaux, Lesparre-Médoc, Pauillac, Castelnau-de-Médoc, Soulac, Le Verdon et plus largement de toute la Gironde.
Pour celles et ceux qui habitent plus loin ou qui préfèrent travailler depuis chez eux, les séances sont également possibles à distance, en visio. Le travail reste tout aussi profond ; ce qui compte, c’est la qualité de la présence, pas la distance.